Les quatre scénarios comparés
| Allocation | Capital final | Croissance annuelle (CAGR) | Volatilité | Baisse maximale |
|---|---|---|---|---|
| 100% Actions Mondiales | 68 000 € | -3,8 % | 20,5 % | -45,8 % |
| 80% Actions / 20% Cash | 82 000 € | -2,0 % | 16,4 % | -33,1 % |
| 60% Actions / 40% Cash | 96 000 € | -0,4 % | 12,3 % | -21,7 % |
| 50% Actions / 50% Cash | 103 000 € | +0,3 % | 10,2 % | -15,9 % |
Les chiffres sont clairs : un investisseur resté 100% en actions mondiales pendant toute la décennie a terminé la période avec 32% de capital en moins qu'au départ, avec une baisse maximale intermédiaire de 45,8% — cela signifie avoir vu, à un moment donné, près de la moitié de son patrimoine disparaître sur le papier. Seul le portefeuille le plus prudent, le 50/50, a réussi à terminer la décennie légèrement dans le vert, avec une baisse maximale inférieure de moitié à celle du 100% actions.
Pourquoi la part de liquidités a fait la différence
Ce n'est pas un hasard si l'écart entre les quatre scénarios est aussi important. Dans les périodes de forte baisse des marchés, une part de liquidités ou d'obligations à court terme ne génère pas seulement un rendement différent : elle réduit la baisse maximale et donc le risque de devoir vendre des actions au pire moment, par nécessité personnelle ou simplement par panique face à un -45%.
En regardant les deux krachs séparément :
- 2000-2002 (bulle internet) : le marché actions mondial a perdu environ 45% depuis son pic, une baisse lente mais prolongée sur près de trois ans.
- 2007-2009 (crise financière) : la baisse a été plus rapide et tout aussi sévère, suivie néanmoins d'un rebond solide au début des années 2010.
Les portefeuilles avec une part de cash plus élevée ont amorti les deux chocs, arrivant à la reprise post-2009 avec un capital plus intact — et donc avec plus de "carburant" pour profiter de la remontée des marchés qui a suivi.
Il ne s'agit pas de prévoir les crises, mais d'être prêt
Aucun des quatre portefeuilles simulés ne prévoyait l'arrivée des deux crises : l'allocation était fixée en début de période et jamais modifiée. C'est précisément le point de cet exercice — il ne s'agit pas de deviner quand arrivera la prochaine crise, mais de choisir à l'avance une allocation cohérente avec le niveau de baisse que l'on est prêt à supporter, en sachant qu'une décennie difficile finit toujours par arriver.
Un portefeuille 100% actions offre, historiquement, le rendement attendu le plus élevé sur le très long terme — mais exige aussi la capacité (financière et surtout psychologique) de traverser des baisses comme celle de 2000-2010 sans vendre par panique. Une allocation plus prudente renonce à une partie du rendement potentiel dans les périodes favorables, en échange d'un parcours plus soutenable dans les périodes difficiles.
Testez vous-même ces scénarios
Vous voulez voir comment se serait comporté un portefeuille hypothétique sur d'autres périodes historiques, y compris les crises les plus récentes ? Simulez gratuitement, sans inscription obligatoire.
Aller au Backtest ETF →