1. Comparez courtiers/banques
Voici les principaux courtiers disponibles en France, comparés sur 6 critères clés pour vous aider à choisir en toute connaissance de cause.
| Courtier | Popularité | Facilité d'usage | Variété produits | Frais | PEA disponible | Versements programmés |
|---|---|---|---|---|---|---|
| BoursoBankTop FR | ||||||
| Trade Republic | ||||||
| Fortuneo |
* Cliquez sur le nom du courtier pour visiter le site officiel. Évaluations indicatives — vérifiez toujours les conditions à jour avant d'ouvrir un compte.
2. Ouvrez votre compte d'investissement
Sélectionnez un courtier pour voir les guides vidéo disponibles — comment ouvrir le compte et effectuer votre premier achat. Dans l'application, vous trouverez une collection de guides vidéo par courtier, sélectionnée et mise à jour par l'équipe SimpleInvest, avec les étapes concrètes pour l'ouverture du compte et le premier ordre.
3. Répondez au Questionnaire de Profil Investisseur (MiFID)
Avant de commencer à investir, votre courtier vous fera remplir un questionnaire obligatoire. Voici comment il fonctionne et comment y répondre en toute conscience.
Le Questionnaire de Profil Investisseur (prévu par la directive européenne MiFID II) est une étape obligatoire demandée par chaque courtier/banque avant de vous permettre d'investir. Ce n'est pas un examen à réussir, mais un outil de protection : il permet au courtier de comprendre qui vous êtes en tant qu'investisseur et de vous proposer (ou autoriser) des produits adaptés à votre profil. Répondez honnêtement — répondre de manière « stratégique » pour obtenir un profil plus agressif vous expose à des risques auxquels vous n'êtes peut-être pas réellement préparé.
Chaque banque ou courtier élabore son propre questionnaire, avec des formulations et un nombre de questions qui peuvent varier. Les questions ci-dessous sont donc des exemples types et ne correspondent pas nécessairement à celles que vous rencontrerez — mais dans les faits, les questionnaires réels s'écartent rarement beaucoup de ces exemples, car la réglementation exige que les trois mêmes domaines soient couverts : connaissances et expérience (A), situation financière (B), objectifs et tolérance au risque (C).
Questions types du questionnaire
A. Connaissances et expérience
- « Avez-vous déjà investi en actions, obligations ou fonds communs ? » — Évalue votre expérience pratique passée. Exemple : si vous avez acheté des actions via une application ces dernières années, répondez « oui » en précisant depuis combien de temps et à quelle fréquence — il n'est pas nécessaire d'avoir « gagné », c'est l'expérience opérationnelle elle-même qui compte.
- « Savez-vous ce que signifient volatilité et diversification ? » — Évalue vos connaissances théoriques de base. Exemple : si vous savez que la « volatilité » indique à quel point le prix d'un investissement oscille et que « diversifier » signifie ne pas tout concentrer sur un seul titre, vous pouvez répondre « oui » en toute confiance — ce sont des notions à la base même de SimpleInvest.
- « Connaissez-vous le fonctionnement de l'effet de levier ou des produits dérivés (ex. CFD, options, futures) ? » — Pertinent uniquement pour débloquer des produits complexes. Exemple : si vous n'avez jamais utilisé ces instruments et n'en connaissez pas le fonctionnement, répondez honnêtement « non » — pour investir dans des ETF passifs (comme ceux présentés sur SimpleInvest), cette connaissance n'est pas nécessaire.
- « Combien d'opérations avez-vous effectuées ces 12 derniers mois et sur quels instruments ? » — Mesure la fréquence réelle de votre activité d'investissement. Exemple : « aucune opération, je débute » est aussi une réponse légitime — il n'y a pas de chiffre « correct » à atteindre.
- « Avez-vous déjà suivi une formation, lu des livres ou des articles sur l'investissement ? » — Évalue votre formation autodidacte. Exemple : si vous avez lu des guides comme ceux de SimpleInvest ou d'autres contenus pédagogiques, indiquez-le — cela enrichit le tableau de vos connaissances, même sans expérience opérationnelle directe.
B. Situation financière
- « Quel est votre revenu annuel net ? » — Vérifie votre capacité à soutenir l'investissement dans la durée. Exemple : indiquez une fourchette réaliste (ex. « 25 000–40 000 € ») — cela sert à évaluer la proportion entre l'investissement et le revenu, ce n'est pas un jugement de valeur.
- « Quel est votre patrimoine total disponible (liquidités, immobilier, autres investissements) ? » — Donne une vue d'ensemble de votre solidité financière. Exemple : si vous êtes propriétaire de votre logement et disposez d'une épargne sur compte courant, incluez-les dans l'estimation — un patrimoine plus large rend soutenables des investissements proportionnellement plus importants.
- « Quelle part de votre patrimoine prévoyez-vous d'investir ? » — Évalue si le montant est proportionné à votre situation. Exemple : investir 10 % de votre épargne en conservant un fonds d'urgence est généralement plus prudent qu'investir 90 % sans liquidités de réserve.
- « Avez-vous des dettes ou engagements financiers importants en cours (ex. prêt immobilier, crédits) ? » — Mesure votre exposition financière existante. Exemple : un prêt immobilier en cours n'empêche pas d'investir, mais doit être déclaré car il réduit votre capacité à absorber des pertes imprévues à court terme.
- « Disposez-vous d'une réserve de liquidités pour les dépenses imprévues (fonds d'urgence) ? » — Vérifie si vous investissez un capital que vous pourriez devoir mobiliser en urgence. Exemple : avoir de côté 3 à 6 mois de dépenses courantes avant d'investir est considéré comme une base prudente — ne répondez « oui » que si cette réserve est réellement distincte du capital que vous investissez.
C. Objectifs et tolérance au risque
- « Quel est votre horizon d'investissement (ex. moins de 3 ans, 3-10 ans, plus de 10 ans) ? » — Plus il est long, plus vous pouvez vous permettre des fluctuations à court terme. Exemple : si vous investissez pour la retraite dans 20 ans, votre horizon est long même si l'opération elle-même a lieu aujourd'hui.
- « Comment réagiriez-vous à une perte de 20 % de votre investissement en un an ? » — Mesure votre tolérance psychologique réelle, pas celle idéale. Exemple : répondez en pensant à la façon dont vous vous êtes comporté par le passé face à une perte (avez-vous vendu par panique ? êtes-vous resté serein ?) plutôt qu'à la façon dont vous aimeriez réagir en théorie.
- « Quel est votre objectif principal (croissance du capital, générer un revenu, protection du capital) ? » — Oriente le type de portefeuille le plus adapté. Exemple : si votre but est d'accumuler pour la retraite dans de nombreuses années, l'objectif typique est la « croissance du capital » ; si vous souhaitez compléter votre revenu actuel, c'est « générer un revenu ».
- « Préféreriez-vous un rendement plus stable mais limité, ou accepteriez-vous des fluctuations plus amples pour un rendement potentiellement supérieur ? » — Mesure votre appétence relative au risque. Exemple : ceux qui choisissent la première option privilégient des portefeuilles avec plus d'obligations/liquidités ; ceux qui choisissent la seconde, des portefeuilles plus orientés actions.
- « Avez-vous des objectifs financiers spécifiques liés à cet investissement (ex. apport pour un achat immobilier, retraite, études des enfants) ? » — Aide à relier l'investissement à un but concret et à un horizon temporel cohérent. Exemple : un objectif à court terme comme un apport immobilier dans 2 ans demande une approche plus prudente qu'un objectif de retraite à 25 ans.
En fonction de vos réponses, le courtier vous attribue un profil (ex. prudent, équilibré, dynamique) qui peut limiter l'accès aux produits complexes (dérivés, certificats à effet de levier) si vos connaissances/expérience sont jugées insuffisantes. Les ETF UCITS simples — ceux sur lesquels repose la stratégie de SimpleInvest — sont considérés comme des instruments « non complexes » et restent accessibles presque toujours, même avec un profil prudent.
4. Instruments d'investissement
Comparatif des principaux instruments disponibles en France pour détenir des ETF et d'autres investissements.
| Instrument | Plus-values | Dividendes | Avantage fiscal | Limite | Notes |
|---|---|---|---|---|---|
| 📈 Compte-titres ordinaire | PFU 31,4%* | PFU 31,4%* | — | Aucune | Standard · univers mondial complet |
| 🌍 PEA | Exonéré après 5 ans** | Exonéré après 5 ans** | Exonération IR totale | 150 000€ versements | ETF actions éligibles uniquement (souvent synthétiques pour le monde entier) |
| 🏦 PER | Différée à la sortie | — | Déduction des versements du revenu imposable | Plafond annuel selon revenus | Capital bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé) |
| 🛡 Assurance-vie | Différée au rachat | — | Abattement après 8 ans (4 600€/9 200€) | — | Frais de gestion à surveiller ; liquidité plus souple que le PER |
* PFU = Prélèvement Forfaitaire Unique (flat tax), 30% jusqu'en 2025, porté à 31,4% depuis le 1er janvier 2026 (12,8% IR + 18,6% prélèvements sociaux).
** Seuls les prélèvements sociaux (18,6%) restent dus sur les gains du PEA retirés après 5 ans ; l'impôt sur le revenu est totalement exonéré.
Tableau indicatif. Consultez un conseiller fiscal pour votre situation spécifique.
5. Fiscalité des investissements
Principes fiscaux applicables aux ETF en France. Vérifiez toujours les sources officielles.
compte-titres
seuls (PEA après 5 ans)
versements PEA
pour l'exonération PEA
Compte-titres ordinaire : plus-values et dividendes soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU, « flat tax ») de 31,4% depuis le 1er janvier 2026 (12,8% d'impôt sur le revenu + 18,6% de prélèvements sociaux). Option possible pour le barème progressif de l'IR si plus avantageux selon votre tranche marginale d'imposition.
PEA : aucune imposition tant qu'il n'y a pas de retrait. Après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes retirés sont exonérés d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux (18,6%) restent dus, au taux en vigueur au moment du retrait. Un retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan et l'imposition au PFU.
Éligibilité PEA : seuls les ETF actions respectant le seuil de 75% de titres européens sont acceptés — d'où l'usage d'ETF à réplication synthétique pour une exposition mondiale (voir la page ETF pour le détail).
Assurance-vie : la fiscalité devient plus favorable après 8 ans de détention, avec un abattement annuel sur les gains retirés (4 600€ pour une personne seule, 9 200€ pour un couple) avant application d'un prélèvement réduit de 7,5% (plus prélèvements sociaux) sur la fraction excédentaire, pour les versements inférieurs à 150 000€.
Optimisation : privilégier le PEA pour la poche actions mondiale (via ETF synthétiques éligibles) tant que le plafond de 150 000€ n'est pas atteint ; utiliser le compte-titres pour la composante Cash et les instruments non éligibles au PEA.
6. Le risque psychologique — l'ennemi invisible du rendement
La meilleure stratégie est celle que vous parvenez à suivre dans les moments difficiles.
Investir n'est pas faire du trading
L'investissement de long terme et le trading spéculatif sont des activités radicalement différentes. Qui investit avec une stratégie Actions Mondiales + Cash n'est pas un trader : il achète des parts de milliers d'entreprises mondiales et les conserve pendant des années, en laissant le temps et la capitalisation composée faire le travail. Le trading fréquent, à l'inverse, génère des coûts de transaction, des erreurs émotionnelles et des résultats statistiquement moins bons que le simple maintien de la position. Moins vous agissez, mieux vous vous portez.
Ne regardez pas votre portefeuille tous les jours
Les marchés fluctuent par définition : c'est leur nature, pas un problème à résoudre. Qui vérifie son solde chaque jour s'expose à un bombardement d'informations non pertinentes qui génère anxiété, doutes et le risque d'agir impulsivement. Fixez-vous une fréquence raisonnable — mensuelle ou trimestrielle — pour vérifier que la composition du portefeuille reste alignée avec votre objectif. Le reste du temps : ignorez le bruit. Votre horizon est décennal, pas quotidien.
Ne cherchez pas toujours le meilleur instrument
L'ETF qui a fait +40% l'année dernière n'est pas nécessairement le bon choix pour l'avenir. Les marchés ont tendance à revenir à la moyenne : les gagnants d'hier déçoivent souvent demain. Changer continuellement d'instrument — en poursuivant le dernier record — génère des coûts de transaction, une éventuelle imposition sur les plus-values réalisées et surtout expose au risque d'acheter toujours au plus haut. Un ETF MSCI World à faible coût et diversifié mondialement bat statistiquement la majorité des tentatives de sélection active. La simplicité est une stratégie, pas un renoncement.
Ne suivez pas les modes du moment
Chaque année, un thème d'investissement émerge et paraît irrésistible : intelligence artificielle, cryptomonnaies, énergie verte, marchés émergents, matières premières. Ces thèmes sont amplifiés par les médias au moment de l'euphorie maximale — c'est-à-dire souvent quand les prix sont déjà au plus haut. Un portefeuille concentré sur un seul secteur ou thème porte un risque de concentration élevé et une volatilité bien supérieure à celle d'un indice mondial. La diversification du MSCI World inclut déjà les secteurs en croissance, sans qu'il soit nécessaire de deviner lequel sera le prochain. Suivre les modes a un coût : acheter cher et vendre à perte.
Ne vendez pas pendant les krachs — utilisez le Cash comme allié
Le point le plus critique : vendre pendant un krach de marché est l'erreur la plus coûteuse qu'un investisseur puisse commettre. Elle cristallise les pertes, fait sortir du marché précisément quand les prix sont bas et rate presque toujours le rebond suivant. La part Cash du portefeuille n'est pas une inefficacité : c'est votre réserve stratégique. Dans les moments de baisse significative, la liquidité vous permet d'acheter des parts d'ETF à prix réduit, abaissant votre prix de revient moyen et accélérant la reprise du rendement global. Les krachs ne sont pas une menace pour qui dispose de liquidités : ce sont une opportunité. La tolérance aux baisses ne se construit pas en les ignorant, mais en ayant un plan : savoir que vous disposez de Cash transforme l'anxiété du krach en stratégie d'action.
Si la finance vous passionne — acceptez-le, mais fixez une limite
Étudier les marchés, découvrir de nouveaux instruments, suivre les tendances sectorielles : la curiosité financière est un signal positif, pas un problème. Le vrai risque survient quand la curiosité devient action compulsive — changer continuellement d'allocation, acheter des ETF thématiques, poursuivre la dernière opportunité. Si vous vous reconnaissez là-dedans, ne le combattez pas : canalisez-le de façon structurée. Réservez une part satellite de votre portefeuille — pas plus de 5% du capital total — pour expérimenter des instruments spécifiques, sectoriels ou tendance. Le reste demeure dans la stratégie cœur. Ainsi, vous satisfaites votre curiosité sans mettre en péril le parcours principal. Les 95% travaillent pour vous sur le long terme. Les 5% apprennent.
Séparez les portefeuilles par objectif — ne mélangez pas tout
Garder tous vos investissements sur un compte unique, avec des horizons et des objectifs différents mélangés ensemble, peut devenir une source cachée d'anxiété et de mauvaises décisions. Voir une baisse de 15% sur un capital destiné à la retraite dans 25 ans est très différent de voir la même baisse sur un fonds dont vous avez besoin dans 3 ans pour un apport immobilier. Séparer mentalement — et si possible aussi physiquement — les portefeuilles selon l'objectif clarifie la situation. Un portefeuille de croissance à long terme tolère une volatilité qu'un portefeuille à moyen terme ne peut pas se permettre. Étiquetez chaque investissement selon son but : retraite, achat immobilier, fonds études des enfants, rente. Quand survient un krach, savoir précisément à quel objectif appartient chaque portefeuille réduit la panique et aide à prendre des décisions rationnelles. La clarté des objectifs est le meilleur antidote à la peur.
7. Approfondissez votre parcours
Ressources sélectionnées pour approfondir votre parcours vers l'indépendance financière. Dans l'application, vous trouverez une collection organisée de livres, communautés, podcasts/vidéos et applications, filtrable par catégorie et mise à jour régulièrement par l'équipe SimpleInvest.
Enregistrez votre premier portefeuille
Ouvrez un compte gratuit sur SimpleInvest pour suivre vos investissements réels dans le temps, avec la même Fiche d'Évaluation que le simulateur.
Aller vers l'application interactive →